Chronologie sur l'histoire de Prayssac
LA PREHISTOIRE

Période post-glaciaire, le néolithique entre moins 10.000 et moins 5000, la construction des dolmens, comme la Bertrandoune, culte des morts. Dolmen découvert en 1973, sous un tas de pierres et de terre, “un cayrou”. Il contenait près de 200 individus enterrés sur plusieurs siècles. A voir aussi sur le circuit les 3 pierres au Quetty, c’est un dolmen à couloir, les Cromlechs de Roquebert et les trois pierres au Pech-Frézal sur la commune de Castelfranc ainsi que le fauteuil de César, vieille légende Quercynoise, situé prés d’une doline, il aurait été le lieu de rassemblement des Druides dans cette contrée.

LA CONQUETE ROMAINE

Jules César devait conquérir la Gaule en 52 avant Jésus-Christ, les Cadourques résistent encore, et se retranchent dans la cité d’uxellodunum, l’oppidum tombera grâce à une ruse de jules César en 51 avant J.C., peut-être Luzech ou Capdenac-Le-Haut ou le Puy-d’Issolu à Vayrac.

Le territoire est redistribué à des officiers des légions Romaines et c’est ainsi que ce qui deviendra la commune de Prayssac, est donnée à un général du nom de Priscius qui fonde une villa gallo-romaine qui se trouvait du côté de la Grèse et qui occupait plusieurs centaines d’employés et des esclaves.
Prayssac était au carrefour de deux grandes vois militaires, l’une allant de Lyon à Bordeaux, et l’autre d’Agen à Clermont-Ferrand.
La cité possédait une garnison militaire avec quelques soldats. Au 17ème siècle à Niaudon une urne funéraire fut découverte par l’abbé de Fouilhac, elle contenait un grand nombre de médailles et de pièces de monnaie de divers empereurs romains.

Après plusieurs siècles de domination et de paix Romaine, l’Empire fut envahi par les Alains, les suèves et les Vandales. Le Sud de la France actuelle fut envahi par les wisigoths. Les Francs s’installèrent en Quercy, l’Evêque de Cahors, Saint Didier arriva à Cahors en 630. Il donnera au monastère de St Aman de Cahors, la Villa de Priciago-Agilénus. C’est sous Charlemagne que s’organise la paroisse, née de la chapelle établie depuis IV° ou le V° siècle au cœur du grand domaine.
La première église de Prayssac se trouvait sur le même emplacement que l’actuelle, elle était entourée d’un cimetière, à l’époque les paroissiens se faisaient enterrer dans l’église même. La paroisse fut baptisée St Bathélémy. Le village sera fortifié, il possédait plusieurs barbacanes, l’une au Sud, l’autre au Nord. Le bourg était très petit et ne possédait qu’un petit nombre d’habitants. Il y avait 3 communautés rattachées à Prayssac : Niaudon, le Théron et Calvayrac. Le boulevard de la Paix actuel était le fossé du village.

LA PERIODE MEDIEVALE

Le village de Prayssac est dominé par deux anciens châteaux féodaux; Le château du Théron ou du Touron domine le nord de la commune à la frontière de la Bouriane. Le repaire fut construit par la famille Valgoudou.
Le nom du Thouron vient de la fontaine qui se trouve au pied du château. Il sera pris par Simon de Montfort durant la croisade des albigeois au début du 14° siècle. Le château passera à la famille des Lézergues de Maurous.
Au début du 15° siècle, Lenoir de Maurous participa à la prise de Puy l’Evêque en 1437 alors qu’il devait défendre cette cité au nom de l’Evêque de Cahors. Indigné par cette félonie l’Evêque Jean Du Puy fit confisquer tous les biens de son vassal.
Son successeur Jean de Castelnau fit occuper le château durant 6 ans et le donna par la suite à la famille Béraud de Barbuzon, famille venue d’Auvergne. Le château passera à la famille Dutillet.
Faure de Barbuzon épouse Jean- Du -Tillet seigneur de Roumas, repaire près de Bonaguil. Cette famille restera dans ce château jusqu’à la fin du 18° siècle.
Il appartiendra à la famille Lefranc-de-Pompignan, seigneur de Caïx, dont le plus célèbre fut Jean-Jacques, chevalier marquis de Pompignan, né à Montauban en 1709 et y mourut en 1784. Il fut un célèbre poète et académicien Français. Il cédera son fief à la famille Vidal de la Pise de Lunegarde, qui le possèdera jusqu’à la veille de la révolution.
Un soir d’hiver 1790-1791, le château sera pillé par les habitants des alentours et des communes voisines. Il sera vendu comme bien national, ses pierres serviront de carrière et son donjon qui ressemblait à celui de Puy-L’Evêque ou de Luzech, sera démantelé au milieu du 19° siècles.

Le château de Calvayrac a perdu son aspect médiéval. Il sera reconstruit au 19° siècle par la même famille. Cette famille fit construire cette demeure sur ce lieu dominant la vallée du Lot. Le nom d’origine était dû à des bourgeois de Puy-L’Evêque, les Sudres qui étaient des cordonniers. Ils s’installèrent aux environs de 1289. La terre deviendra la Sudrie.
En 1361, Guillaume-Bernard de la Sudrie est qualifié de “Donzel” l’habitant de Calvayrac. Jean de la Sudrie participera au complot du Duc de Bouillon avec le maréchal Biron. Il sera arrêté et décapité à Limoges selon la jurisprudence de l’époque, son château aurait dû être rasé. Isabelle Dutilhet son épouse fera valoir ses droits et obtiendra comme ses enfants de conserver le vieux château.
La famille conservera ce château jusqu’en 1960.
Au 19° siècle Armand de la Sudrie épousera une sœur du Maréchal Bessières.

Avant la guerre de cent ans, il existait au bord du Lot une famille de Meymes qui possédait une tour de guet au confluant du ruisseau de Foncuberte et du Lot. Cette possession fut rattachée à la seigneurie de Calvayrac, car la famille de Meymes avait disparue.

Le fief de Prayssac appartenait aux seigneurs de Cessac, famille d’usuriers de Cahors, qui prêtèrent une somme importante à l’Evêque Guillaume de Cardaillac, pour organiser la croisade des albigeois avec Simon de Montfort.

En 1280 Arnaud de Béraldi seigneur de Cessac accorde une charte à la communauté de Prayssac qui lui donne droit d’organiser des foires. En 1370, les seigneurs de Cessac accordèrent des terres qu’ils possédaient à Prayssac au collège Pélegri de Cahors.
Niaudon passa sous l’autorité de l’évêque de Cahors et rattaché à Prayssac. Avant il était rattaché au seigneur des Junies.

LE XV°SIECLE ET LA GUERRE DE CENT ANS

Dans la basse vallée les hostilités commencèrent en 1344 entre les partis Français et Anglais qui s’affrontaient provoquant de nombreux ravages. Le parti Anglais avait pour allliés les seigneurs des Junies, de Durfort, de Pestillac et d’Orgueil. Ils s’allièrent pour attaquer la place forte de Belaye, employant des boulets de canon, ce qui était nouveau en Quercy.

En 1346, Philippe de Jean et Bertrand de Pestillac occupèrent Castelfranc, Niaudon, Goujounac, Frayssinet et Puy-L’Evêque. En 1381 l’anglophile Philippe de Jean s’empara de Prayssac et fut attaqué par les gens de l’évêque de Cahors.

Après cette désastreuse guerre de cent ans, les populations de la contrée désertèrent la Province. Les deux communautés de Castelfranc et Prayssac furent rattachées.
Le repeuplement s’effectua lentement. Il fut assuré par une émigration d’Auvergnats et d’habitants du Limousin. La découverte d’une statue de la vierge dans un champ près du château de Calvayrac provoqua la construction d’une chapelle dédiée à notre Dame de la Compassion ou du Sorbier. Elle était invoquée par les Prayssacois pour que la Vierge envoie la pluie durant les étés secs.

LE XVI ° SIECLE

Comme aujourd’hui le climat provoque de nombreux soucis aux habitants de la province. Des calamités virent tour à tour : du froid, de la sécheresse, des pluies et des inondations. Entre 1700 et 1789 le temps a été particulièrement dur pour les paysans. La misère fut grande dans les campagnes. 1783 connut l’inondation la plus importante de l’histoire avec une crue de 8 mètres qui dépassa la fameuse crue de 1927 de 35 centimètres.
Prayssac fut chef-lieu d’une subdélégation à partir de 1781 dépendant de la généralité de Montauban. Le subdélégué était un Prayssacois, Mr. Dubruel.

Le 6 Août 1768 : naissance ce Jean-Baptiste Béssières qui deviendra maréchal de France sous l’empire.
Fils d’un chirurgien-barbier, il fera des études au collège royal de Cahors où il rencontre Murat qui comme lui aura un destin fabuleux. Il pense continuer ses études pour succéder à son père et faire des études de médecine à Montpellier quand survient un terrible orage dans la vallée. En 1786 un cyclone emporte toutes les récoltes dévastant les maisons, ruine les paysans de la vallée dont la famille Béssières. Le destin de Jean-Baptiste en sera changé.
Les orages seront de nouveaux ravageurs en 1787, 1788 et 1789.

En 1789 la tourmente révolutionnaire éclate. “La grande peur” secoue les campagnes après la prise de la Bastille, les gardes nationales sont formées dans tous les villages. Béssières sera commandant en second de celle de Prayssac.
Une vie nouvelle va commencer pour l’enfant de Prayssac.

A la veille de la révolution les quatre communautés rédigent leurs cahiers de doléances; Ils se plaignent du mauvais état des routes et chemins, des taxes sur le vin à la douane de Condat, des ravines, des impôts trop lourds ainsi que des charges seigneuriales.

LE XIX° SIECLE

La commune de Prayssac connaîtra un grand développement.
De nombreux maires de la commune vont s’attacher à renover la cité, en particulier Jean-Baptiste Baldy qui sera maire à deux reprises : de 1834 à 1847 et de 1851 à 1861.
Il fera construire une halle pour le commerce, qui sera agrandie et surmontée de la mairie actuelle. Création d’un boulevard extérieur, construction d’une galerie marchande le long de l’actuelle place d’istrie. Il fera élever la statue du Maréchal Béssières au centre du village en 1847. Dans son deuxième mandat il créera un marché le vendredi, il fera démolir l’ancienne église et en reconstruire une nouvelle sur le même emplacement, avec le déplacement de l’ancien cimetière vers la route de Labrousse.
Il faudra démolir une cinquantaine de maisons pour aérer le centre de Prayssac. Il ouvrira une nouvelle rue en direction de Pomarède etc...
L a mairie sera agrandie sous le mandat de Léonce Besse avec la construction de la terrasse et la démolition des maisons qui étaient reliées à la mairie.
C’est au milieu du 19° siècle que la route royale puis nationale et départementale sera complètement réalisée entre Cahors et Fumel. Elle sera complètement terminée avec l’arrivée du train dans la basse vallée du Lot en 1869.

C’est au 20° siècle que le cœur du Maréchal Béssières retrouvera son village natal à l’occasion du bicentenaire de sa naissance en 1968. Il repose dans une niche à l’intérieur de l’eglise derrière une plaque de marbre; Sa statue sera déplacée pour réorganiser la place en 1992. Elle regarde l’église où repose son cœur


Voilà en quelques lignes le passé de Prayssac, avec sa petite et sa grande histoire qui a façonné la vie de ses habitants depuis plusieurs siècles....

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