Bélaye
Il s’agit d’un petit village perché au sommet d’un éperon, dominant la rivière Lot, avec un point de vue extraordinaire sur le vignoble et les communes voisines
(table d’orientation et aire de repos).



Bélaye, village médiéval
Dès le 13e siècle, Bélaye apparaît comme l’une des principales cités du Quercy. Vingt paroisses des environs dépendaient de l’archiprêtre de Bélaye. Place stratégique, la ville fut le théâtre de nombreux combats entre Anglais et Français durant la Guerre de Cent Ans (14e siècle). Châteaux et églises furent saccagés et pillés au 16e siècle, au cours de l’occupation de la ville par les Protestants lors des Guerres de Religion.
Depuis la Révolution Française, Bélaye, d’abord chef-lieu de canton, a connu un lent déclin, accentué à la fin du 19e siècle par la crise du phylloxera, puis au début du 20e siècle par la terrible saignée que fut la Première Guerre Mondiale.


C’est un ancien fief des évêques de Cahors avec de nombreuses curiosités. Il subsiste encore les vestiges d’un château épiscopal (logis et courtine), tout près une belle maison avec une tour médièvale.
L’Eglise est du XIVè siècle remaniée à l’intérieur, un magnifique rétable rapporté par un enfant de Prayssac, le Maréchal Jean-Baptiste BESSIERES, Duc d’Istrie, de ses campagnes d’Espagne sous Napoléon.
Dans la Vallée, un autre château, celui de Cousserans (monument historique) datant du XVè siècle, à côté des ruines de l’ancien château de Floiras ( château datant du XVI et XVIIè siècle).

La Légende de Bélaye
Vers 1340, Bélaye se trouva assiégée par trois seigneurs de notre contrée, favorables au parti du roi d’Angleterre Edouard III, qui venait de se proclamer roi de France : Raymond de Durfort, seigneur de Fenouillet et de Lacapelle, Bernard Bonafous, baron de Pestillac et Philippe Dejean, seigneur des Junies. La ville résista vaillamment à leurs assauts, à l’abri de ses fortifications.
La légende veut que ce fut la trahison d’un de ses habitants qui permit aux «anglais» de conquérir la place-forte : un marchand ambulant, Catinas, indiqua à l’ennemi une porte mal gardée et Bélaye tomba par surprise. En 1348, après de longues négociations avec l’évêque de Cahors, seigneur de la ville, Durfort consentit  à restituer Bélaye contre 3000 écus d’or.
Une fois délivrés de leurs occupants, les bélaycois se vengèrent du traître Catinas : ils l'enfermèrent dans un tonneau hérissé de piques et le précipitèrent du haut de la Cévenne...

Le sceau des consuls de Bélaye

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